La beauté

À propos de Simon Liberman

En 2007 Simon Liberman publie “La traversée des harengs” aux éditions Troglodyte. Sorti de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2009, il co-fonde la jeune mais prometteuse maison d’édition “2024” et investit depuis temps et énergie dans son travail d’éditeur.

Catalogue

La beauté

Par Simon Liberman

  • 24 pages - 17x21 cm
  • juin 2014
  • ISBN 978-2-930360-64-5
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“La beauté” est un livre brutal sur une situation réelle, celle de soldats pendant un conflit, des violences perpétrées, de ceux qui les infligent et de ceux qui les subissent.
Une jeune recrue envoyée dans un pays en guerre cherche la beauté dans les images du ciel qu’il enregistre avec son caméscope. Entre deux séances de torture, la fixation béate de ces longs plans lui donne le détachement nécessaire à la bonne exécution de sa tâche. Du moins le croit-il.

Encré à la plume et au pinceau, “La beauté” utilise tout l’espace des pages sans s’encombrer de la forme traditionnelle des cases et des bulles. Les pages muettes poétiques alternent avec les monologues hypnotiques. Du tout émerge une froide horreur qui nous fait percevoir avec une efficacité rare la confusion des valeurs de son protagoniste.

En 2007 Simon Liberman publie “La traversée des harengs” aux éditions Troglodyte. Sorti de l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2009, il co-fonde la jeune mais prometteuse maison d’édition “2024” et investit depuis temps et énergie dans son travail d’éditeur. “La beauté” est donc l’occasion de redécouvrir un auteur talentueux. Dessiné une première fois en octobre 2012 lors de 24 heures de grandpapier.org, “La beauté” a été redessiné pour la présente publication.

La force du récit est de rester proche d’une forme de réalisme tout en évacuant tout contexte géopolitique précis. Le récit se focalise sur ses personnages et leurs stratégie pour tenter d’échapper au climat d’horreur qui les oppresse.
La théorie de l’auto-hypnose proposée par le personnage principal est le symétrique de la méthode de torture employée sur les prisonniers, ce qui renvoie dos à dos bourreau et victime et les enferme tous deux dans le même processus d’aliénation. Aucun discours moral n’est posé sur les événements évoqués, ce qui contribue à rendre déroutant ce récit elliptique.

Le trait sec de la plume et les masses lourdes et débordantes du pinceau créent une ambiance adéquate à la noirceur du récit, étouffant et faussement naïf.

“La beauté” est un récit coup de poing, qui produit en 24 pages un trouble durable et interpellant.

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