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Indie americans

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Frank Santoro

Né en 1972 à Pittsburgh. Vit à Pittsburgh.

Pour Frank Santoro, les mini comics sont l’alpha et l’oméga de la création en bande dessinée. Quand on lui demande pourquoi il continue l’auto-édition, il répond que « c’est juste naturel. C’est comme être un peintre ou un poète. » Il a vécu les métamorphoses de la scène américaine depuis le début des années 1990, l’explosion du nombre de festivals consacrés à la indé et aussi l’évolution du regard que ce milieu porte sur lui-même et comment l’acte de « faire du mini comics et des zines » est maintenant labellisé « auto-édition ».

Son travail est caractérisé par l’improvisation, l’utilisation de différentes techniques (peinture, dessin, collage) au sein d’un même ouvrage et la volonté de s’affranchir des codes classiques de la narration en bande dessinée. Chris Ware a écrit à propos de la lecture de Storeyville (que Santoro a autoédité en 1995 sur du papier journal) qu’il la considérait « comme l’une des pierres angulaires de ma vie d’auteur ».

Santoro présente la particularité d’avoir comme activité principale la revente de comics incunables ou inconnus dans les nombreux salons auxquels il participe chaque année. Très actif, il a également créé une petite école de bande dessinée, qui accueille chaque année des auteurs en résidence à Pittsburgh, et a aussi conçu une série de cours par correspondance.

Frank Santoro est né le 14 mai 1972 à Pittsburgh.
Après des études artistiques au San Francisco Art Institute, il se lance en 1992 sous le pseudonyme de Sirk dans l’auto-édition d’un magazine d’illustrations photocopiées détournant l’imagerie populaire des années 30. Dix numéros de ce magazine paraîtront entre 1992 et 1994.

Fasciné par le grand format des bandes dessinées publiées dans les pages du dimanche des quotidiens américains, Frank Santoro se lance dans un projet lui permettant d’expérimenter de nouvelles techniques de narration et de découpage des planches. Il dessine Storeyville de janvier à juin 1995. Il en imprime dans le Wisconsin 10000 exemplaires au format des quotidiens américains, sur papier journal. Un petit nombre de ces copies seront vendus au cours de conventions mais la plus grande partie du tirage finira distribuée gratuitement dans des boîtes à lettres, des librairies ou encore des salles de cinéma de la région de Pittsburgh. En dépit de ces problèmes de distribution, Storeyville devient l’une des bandes dessinées de référence des années 1990.
Quelques-unes des plus grandes figures de la bande dessinée indépendante américaine auront remarqué ce brillant ouvrage, et parmi eux Chris Ware, Seth et David Mazzucchelli.

Frank Santoro délaisse ensuite la bande dessinée pendant une dizaine d’années et retourne à San Francisco en 1996 pour se consacrer à la peinture. Trois ans plus tard il déménage à New York où il travaille à la galerie Matthew Marks, puis pour le peintre Dorothea Rockburne. En 2001, il expose ses travaux à l’American Academy of Arts and Letters Invitational, puis devient l’assistant du peintre italien Francesco Clemente. À partir de 2005, il renoue avec la bande dessinée et publie quelques histoires courtes. En 2007, PictureBox réédite Storeyville en reproduisant à l’identique le format de la version originale, mais sous couverture cartonnée. Il dessine ensuite quelques nouvelles publiées par PictureBox ou dans les revues Mome et Kramers Ergot. Il collabore régulièrement avec Dash Shaw sur des projets d’animation. Son dernier livre, Pittsburgh, a été édité en mai 2018 chez çà et là.
Frank Santoro vit à Pittsburgh.

Bibliographie

Titres disponibles en français
Storeyville, çà et là, 2009 (Storeyville, PictureBox, 2007)
Pompéi, çà et là, 2014 (Pompeii, PictureBox, 2013)
Pittsburgh, çà et là, 2018

Titres inédits en français
Chimera (PictureBox, 2005)
Incanto (PictureBox, 2006)
Cold Heat, vol 1-4, (PictureBox, 2006-2007)
Blast Furnace Funnies (Carnegie Museum of Art, 2011)
Escape to the Unfinished (Breakdown Press, 2015)


Vue de l’accrochage de Franck Santoro