Aujourd’hui, Arlaime doit passer gardinier. Après tant d’années à être technicien de surface au Parc Saint-Rien, il va pouvoir rendre son balai et, enfin, s’occuper de ce qu’il préfère : les plantes. Mais Dani et ses collègues sont à la manœuvre pour malmener le pauvre hère. Résultat des courses, il est en retard à son entretien avec Madame Malgret. Pris en défaut de ponctualité, la promotion lui est refusée. La direction lui offre tout de même une chance de se racheter. En prévision d’un tournoi de bootball, Arlaime devra aplanir un terrain vague pour le lendemain. Lorsqu’il se met au travail, il tombe sur Fleur au pied d’une vieille souche. Ces deux-là partent explorer le parc avec l’intention de trouver le meilleur endroit pour repiquer le végétal.
Au pays du labeur, les hiérarchies dominent et l’aliénation prospère comme de la mauvaise herbe. Cependant, la nature exubérante et idyllique des jardins semble propice aux flâneries. Ainsi, les personnages de Margaux Meissonnier déambulent avec fluidité dans les espaces qui paraissent infinis, et pourtant délimités, en quête de sens et d’émancipation. Avec Le Parc Saint-Rien, l’autrice strasbourgeoise propose un récit bucolique empreint de surréalisme qui n’oublie jamais de laisser une belle place à l’humour.










